mardi 15 mai 2012


Journal de bord du Jeudi 3 Mai 2012
Stage Théâtre

Cette deuxième journée de stage commença par le petit déjeuner partagé par les quelques lèves-tôt de la classe, autant dire que les tables n'étaient pas très remplies. Mais aux alentours de 9h30, nous nous sommes tous réunis dans la salle de répétition afin de débuter ce jour par un briefing de nos professeurs. Jean-Paul nous annonça qu'il faudrait faire une conduite très précise du spectacle avec la totalité des textes, contenant les coupures effectuées par les élèves, afin qu'il n'y ait aucun soucis technique lors de la représentation du 5 Juin à Roger Barat. De plus, Mme Dubarry souligna que les différentes musiques devraient être notées avec la même précision et qu'il serait judicieux de faire une autre conduite pour les élèves où il serait écrit les éléments de liaisons ainsi que les accessoires et costumes nécessaires à chacun, cette conduite nous permettrait de répéter nos déplacements et de gagner du temps dans le changement des accessoires et des éléments de costumes. En effet, tous les élèves seront constamment sur scène durant le spectacle, et il sera alors impossible d'aller chercher des éléments dans les coulisses ou encore d'effectuer des changements quelconque.

Ensuite et chacun à leur tour, Jean-Paul, Mme Dubbary et M. Van Dooren nous rassurèrent quant à l'avancé du projet en soulignant que malgré la petite salle de répétition mise à notre disposition qui entraîne quelques gênes dans les déplacements, notre spectacle avait un grand potentiel et que nous devions nous faire d'avantage confiance. Mme Dubarry souligna qu'il fallait que nous restions concentrés durant tout le spectacle, étant donné que nous serons toujours visible du public, et donc du jury. De plus, certains élèves soulevèrent qu'ils étaient inquiets quant à l'utilité des moments où nous étions des gobelins (à la suite de la scène de Clémence), ou quand nous faisions le mur ou la forêt. Les professeurs nous ont alors rassurés en nous affirmant qu'avec une bonne concentration de tous cela était d'une grande beauté visuelle, et qu'il fallait donc que nous nous faisions confiance les uns dans les autres. En somme, avec une bonne concentration et un réel engagement de chacun, nous n'avions aucun soucis à nous faire.

Puis, les professeurs se sont attardés sur quelques élèves :
  • La scène de Clémence (qui joue Cain du Tube) montée sur sa chaise fonctionne très bien. Elle a une grande puissance vocale et cette scène est la première qui insuffle du comique à notre spectacle. De plus, les professeurs soulignèrent que son travail sur Clytemnestre, lorsqu'elle annonce qu'elle a tué Agamemnon, est d'une très grande justesse. Je partage cet avis et admet être bouleversée à chaque fois que je l'entend.
  • Louis en Guetteur avait surpris tout le monde lors du filage de la veille. En effet, nous nous étions rendus compte du travail qu'il avait effectué et sa proposition était très intéressante, plus modérée au début, on sentait qu'il prenait d'avantage son temps et les quelques petits oublis de textes ne se ressentirent donc que peu.
  • Mme Dubarry avait travaillé la veille avec Solène et Julia leur scène entre Clytemnestre et le Chœur et nous avions tous été très agréablement surpris du travail sur l'articulation que Solène avait fournis. En effet, elle nous avait proposé une Clytemnestre franche, directe, n'hésitant pas un instant dans ce qu'elle disait froidement au Chœur joué par Julia. Mme Dubarry reprocha simplement à cette dernière d'avoir tendance à encore trop réciter son texte mais d'une manière générale elle était très contente de cette scène qui explosait maintenant sous nos yeux.
  • Mme Dubarry décida ensuite de travailler avec Laëticia et son texte sur Ephaïstos qui était encore fragile. Mais il faut quand même souligner la difficulté de ce texte et je suis toujours étonnée de l'entendre le scander avec autant d'aplomb.
  • On parla ensuite de la proposition de flûte traversière de Lila. C'est une très belle proposition qui s'inclut très bien dans notre spectacle, mais il a été rappelé qu'elle ne devait pas s'arrêter si elle faisait une fausse note. Cependant j'aime beaucoup l'entendre jouer et je trouve le paradoxe avec son texte très intéressant, comme si elle se réveillait en sursaut d'un songe pour nous jeter au visage ce qu'elle a à dire.
  • Vint le tour de la scène des Cassandra dans laquelle je joue avec Manon Gouze, Anne-Laure, Emma, Océane, et en face d'un chœur composé de Louise, Manon Lebeaux, Lila et Laura. Les professeurs remarquèrent l'engagement de chacune et soulignèrent le travail fait la veille sur la folie avec Jean-Paul et il fût simplement remarqué que le texte d'Emma était légèrement trop long et que la diction d'Anne-Laure devait s'entraîner légèrement sur la diction de son texte mais que cette scène, l'une des plus longues du spectacle, était très bien menée.
  • On remarqua que Marion réussissait très bien à chanter. En me mettant à sa place, je me rends compte que j'en serai incapable et je dois avouer qu'elle relève très bien le défi.
  • Puis fut évoquée la scène entre Hamlet et Ophélie jouée par Nassim et Romane. Cette scène est très bien jouée mais il faut que Romane reste bien statique face public pendant que Nassim est placé derrière elle. De plus, les professeurs avaient remarqué une certaine distance quant au jeu de Nassim. Mais il me semble que ce ne sont que quelques petits détails et que cette scène fonctionne très bien.
  • La scène d'Hamlet et La Reine dans laquelle je joue avec Manon Gouze puis Marion et Manon Lebeaux manquait de concentration la veille, et nous ne l'avions pas travaillé depuis notre arrivée au stage.
  • Nicolas Lorange fait un très bon Spectre car il a une très bonne diction, sa voix se pose naturellement et porte très loin.
  • Dans la scène de Novarina jouée par Océane on remarqua qu'elle avait perdu sa voix lors du filage de la veille mais qu'on ressentait toujours la force de son jeu et que cette scène gardait son potentiel.
  • Les professeurs évoquèrent ensuite la scène de Julia dans Novarina qui se place derrière Louise ; ils lui firent remarquer qu'elle devait charger beaucoup plus son personnage jusqu'à créer une sorte de maniaque malsain, une monstruosité sexuelle. Cela justifiera également les grimaces que fait Louise devant elle.
  • La scène d'Anne-Laure tirée de Novarina débutant par « l'homme entra... » a un très gros potentiel dramatique, car, couchée sur la musique et avec Mathieu débutant son travail de fossoyeurs, cela donne une sorte d'image glacée d'une constatation sur la nature humaine. J'aime particulièrement ce texte et la manière dont elle le joue.
  • La scène entre Camille et Nicolas Doniak jouant la Reine et le Roi de comédie est particulièrement drôle, cependant Mme Dubarry leur demanda de travailler avec elle la diction des vers, ce qui donnerait encore plus de crédibilité à leur scène et donc renforcerait le comique de la situation.
  • Lors de l'accueil d'Agamemnon joué par Émilie, malgré sa puissance vocale elle doit pousser d'avantage son personnage mais il ne fait pas de doute qu'avec un peu de travail elle nous présentera une Clytemnestre à glacer le sang de déterminisme.
On reparla ensuite du filage d'hier soir qui fut long et laborieux ; la majorité des élèves étaient fatigués par le voyage et la concentration n'était pas au rendez-vous. On a remarqué que les transitions entre les scènes étaient encore assez floues mais cela sera vite régler par le filage et la conduite technique. Mais les professeurs nous rassurèrent encore en nous affirmant que nous tenions entre les mains un bel objet théâtral. Romane nous lie ensuite la conduite qu'elle a écrite afin de nous remettre dans le bain. Puis nous terminons le filage d'hier soir, interrompu avant la fin de la scène de Lila, Laura et Romane qui un mélange entre Hamlet et L'Acte Inconnu.

La fin de la pièce fut mise en place avec l'ajout à la « lignes des Novarina » un texte que Nicolas Doniak avait appris et qui lui tenait particulièrement à cœur, Le Déséquilibriste. Nous étions d'ailleurs tous étonné de l'importance de ce texte qu'il connaissait sur le bout des doigts et qu'il nous joua en y insufflant du comique. Puis les professeurs nous mirent tous en garde en nous répétant que lors du filage de ce soir, tous les textes qui ne seraient pas sût sur le bout des doigts seraient rayés du spectacle.

La journée se déroula ensuite, chacun vacant à ses occupations et travaillant de manière individuelle et/ou avec l'aide des professeurs.

Après le dîner nous firent notre deuxième filage complet qui se déroula beaucoup mieux et avec d'avantage de concentration mais se finit plus tard que la veille.
La question des costumes fut abordée ; en effet, nous avions songé à des costumes pour nos différents rôles sans penser que nous ne pourrions pas accéder aux coulisses pour effectuer les changements. Cependant le mur constitué par les comédiens ne peut absolument as servir de loge improvisée puisqu'il sera vu jusqu'au fond de la salle et que Jean-Paul souhaite que nous travaillons sur un espace délimité sur le plateau de Roger Barat et en avant scène. Nous prîmes donc la décision de garder une base noir e d'y ajouter des accessoires et éléments de costumes que nous n'aurions qu'à récupérer sur le plateau pendant le jeu. On retrouve ici l'élément de la distanciation que nous avions beaucoup exploité l'an passé sur notre projet de Brecht. Cependant il fût décidé que si de gros besoins de costumes arrivaient, nous pourrions utiliser les coulisses de la salle polyvalente lors de la présentation de notre pièce face au jury du baccalauréat.

Cette journée fut très intéressante et nous avons pris beaucoup de temps à discuter tous ensemble de l'avancée du projet. Nous avons également profité du beau temps, du calme de la campagne, de cette bulle créée par le stage. Sans oublier les bons repas et les jeux de cartes !



Catinat

Journal de bord créatif - Création de costumes

Au cours du stage de théâtre à Boismé, nous avons décidé de créer nous-mêmes les costumes pour enrichir notre mise en scène. Pour cela, j'avais prévu un sac de tissus de textures et de couleurs différentes. Une après-midi, je me suis lancée avec Anne-Laure dans la réalisation de ces costumes. 



                Avec un grand morceau de tissu doré, nous avons décidé de réaliser une collerette pour le Roi de Comédie dans Hamlet, joué par Nicolas D. C'était une première initiation à la couture pour toutes les deux ! Avec du fil blanc et une aiguille, nous avons cousu une large collerette qui entoure tout le cou. Nous avons ensuite rajouté deux bandes du même tissu pour servir d'attache grâce à un simple nœud. Ce tissu doré nous a semblé parfait pour le Roi de Comédie, rapide à attacher et à enlever, et qui symbolise le sang royal du personnage du premier coup d'œil.


                Pour la reine Gertrude, nous avons trouvé un grand morceau de voile irisé dans les tons bleu/vert. Ce voile, léger et féminin convenait bien au personnage de la reine et nous avons eu l'idée de créer des châles. Comme deux élèves jouent la reine (Manon C et Manon L), nous avons divisé ce morceau en deux triangles identiques. Aux deux extrémités des voiles, nous avons fait quelques points afin de froncer le tissu. Ainsi, l'aspect irisé du voile ressortait d'avantage. 

                Grâce à ces éléments de costumes, l'identification des personnages pour le public sera facilité. En effet de nombreux personnages se croisent sur le plateau, et l'on espère que ces repères serviront aux spectateurs !

jeudi 10 mai 2012

Pour la sortie Suréna, Départ du lycée à 19H30 et retour lycée à 23H. à demain!

dimanche 29 avril 2012

Il faut des draps une place ou un sac de couchage (plus pratique) et éventuellement une taie d'oreiller. N'oubliez pas non plus les goûters, j'apporterai aussi du café.
À très vite.
Professoressa.

jeudi 26 avril 2012

Bonjour à tous,
J'espère que vos vacances se passent bien.
 Bravo à Romane pour sa proposition de costume belle et convaincante!
En ce qui concerne le stage, j'ai fait une erreur, je crois, sur le papier, les draps ne sont pas fournis (cela augmenterait le coût), donc il faut prendre soit des draps, soit un sac de couchage. Il faut aussi apporter le linge de toilette et le pique-nique pour le mercredi midi + évidemment vos affaires personnelles et vos affaires de théâtre. Il y aura du chauffage si le temps reste comme ça, néanmoins, pensez à prendre des vêtements chauds. Voilà, je crois cette fois ne rien avoir oublié. Merci de communiquer ce message à ceux qui ne consulteraient pas le blog. Merci aux délégués de le dire aussi lundi 30. Si j'ai le temps, je passerai en classe. Alors, au plaisir de se retrouver pour cette belle aventure!
Professoressa.

mercredi 18 avril 2012

Costume Ophélie


En cherchant un costume pour interpréter Ophélie, lorsqu'elle va à la rencontre d'Hamlet et déplore sa folie, j'avais tout d'abord pensé à la robe enchanteresse de chez Naf Naf, en tulle rosé. Mais, celle-ci étant hors de prix, j'ai pensé à en "fabriquer" une, proche du modèle de Naf Naf. J'ai trouvé une petite robe courte d'été, en coton blanc cassé. J'ai acheté du tissu, et faute de savoir coudre, j'ai du demandé à une amie de me la rallonger. Malheureusement je n'ai pas trouvé exactement le même tissu que celui de la robe, donc pour l'instant il y a trois couleurs sensiblement différentes... Je vais essayer de teindre le tout en blanc, et si cela ne marche pas, j'essaierais de la tremper dans du thé, pour lui donner une couleur légèrement plus foncée, de façon à harmoniser le tout !
Il me semble qu'Ophélie doit absolument porter une robe longue, blanche, en tissu. Parce que c'est une jeune fille pure, douce, sous l'autorité des hommes. Longue, parce qu'elle est jeune, et son père la croit encore vierge, et ne veut pas la "donner" à un homme. Elle doit donc se "cacher", mais les bretelles donnent un côté enfantin, je trouve, malgré le décolleté, je trouve que la robe correspond bien au personnage. Les volants donnent de l'ampleur à la robe et à la personnalité. On sait qu'Ophélie obéit à son père, son frère et Hamlet. La robe est resserrée à la poitrine, et a de petites bretelles, ce qui renvoie à l'image de la petite fille. Mais, devenant de plus en plus ample au niveau de la taille et des jambes, on pourrait y voir la métaphore de la transformation, de la métamorphose d'Ophélie, qui se transforme en "femme", femme folle, et qui prendra sa vie en main, à la fin, tenant tête aux autorités masculines, se détachant de sa condition de femme, et allant jusqu'à se suicider, connaissant les conséquences de son acte.

Je pense que ce modèle de robe entre parfaitement en osmose avec le personnage d'Ophélie.

lundi 2 avril 2012

Journal de bord du 27 mars 2012

Aujourd'hui la séance a débuté avec la fameuse lecture des journaux de bord de la semaine précédente.
Puis nous avons réclamé un exercice afin de nous aider à nous concentrer. Jean-Paul nous a proposé un exercice avec de la musique venant du film La double vie de Véronique. Deux personnes sont sur le plateau : Manon Catinat et Manon Gouze, elles devaient créer une relation entre elles en se laissant porter par la musique. Manon Catinat s'accrochait à la jambe de sa partenaire qui essayait de s'en défaire. C'était beau mais on ne pouvait pas deviner leur relation. Jean-Paul a donné des précisions sur ses attentes ainsi Clémence et Louise se sont lancées. Elles étaient allongées l'une à côté de l'autre, tout d'abord on aurait dit un couple le lendemain d'une dispute qui n'ose pas se regarder. Ensuite on aurait dit deux soeurs, dont l'une consolait l'autre. C'était un moment émouvant et très beau visuellement.
Pour nous concentrer nous avons fait un pan.
Nous avons repris notre mise en forme du spectacle à partir de Clémence en Clytemnestre pour montrer l'évolution à Mme Dubarry qui était absente la fois précédente. Le choeur devait bouger lentement les mains en hauteur comme un bouclier contre des paroles aussi effrayantes et menaçantes que celles d'une femme ayant tuer son mari. Puis le choeur se bouche les oreilles pour ne plus entendre cette femme hystérique. A la fin du monologue une musique retentit et le choeur se déplace doucement et se transforme en forêt.
Marion chante alors son passage d'Ophélie d'une voix aiguë en traversant la forêt. C'est un moment assez étrange : Une sorte de conte de fée, lorsque la princesse se balade dans les bois et chante avec les oiseaux, mais c'est effrayant par le regard et les gestes vides de Marion.
Pour la scène de Nassim et Romane, l'espace du Palais était nécessaire. La forêt se transforme donc en mur.
Nous avons profité de ce nouvel espace pour faire la scène entre Hamlet et sa mère. Pour son entrée, Manon Gouze pousse deux personnes du mur ce qui fait une porte battante. Aucune modification a été faite sauf lors du meurtre de Polonius qui fait un peu numéro de cirque pour marquer une rupture avec l'effet dramatique.
Ensuite Manon Lebeaux et Marion commencent leur partie de la scène assises à cour en avant-scène. Manon Lebeaux doit reprendre le même niveau d'émotion que Manon Catinat, c'est-à-dire au bord des larmes et Marion doit être de plus en plus énervée et détacher tous les mots afin de les accentuer.
Clémence arrive en chantant la deuxième partie d'Ophélie et les murs redeviennent forêt.
Océane fait son monologue de Novarina d'une voix grinçante et utilise Emma comme la marionnette d'un ventriloque. Enfin Louise enrage comme un petit lutin et Julia devient nymphomane.

Lors de cette séance, la mise en place de la représentation finale a beaucoup évolué et nous pouvons maintenant apercevoir le progrès de notre oeuvre.