lundi 7 novembre 2011

Journal de bord : Mardi 18 Novembre 2011

Cette séance fut à mon goût, spéciale. En effet, pendant les deux premières heures, nous avons discuté et lu de nombreux extraits des œuvres aux programmes. Jean-Paul et madame Dubarry nous ont interrogés sur nos ressentis. Notre approche des textes est plutôt insolite. Nous avançons par « tâtonnement », par élan de création et d'imagination ce qui nous laisse perplexe. N'ayant pas pour l'instant de fil conducteur précis, nous avons du mal à imaginer le projet futur, ni dans quelle direction nous orienter. Cette discussion a soulevé de nombreux questionnements, auxquels nos professeurs ont répondu. Nous devons avoir confiance en eux, être plus réceptif à leurs conseils. De plus, le projet dépend de nos propositions et de notre investissement qui seront, bien sûre, pris en compte lors de l'établissement de la mise en scène.

Jean-Paul nous fît part de ses idées pour quelques scènes qu'il avait relevées lors de sa dernière lecture d'Hamlet. Il nous proposa de travailler sur la première scène de l'acte 5, celle des fossoyeurs. Les rôles ont pour l'instant été retenus par Mathieu et Cyril. La quatrième scène de l'acte 3 qui confronte Hamlet et sa mère fût également suggérée. Enfin, madame Dubarry nous incita à nous intéresser à la pantomime de la page 188. Elle pourrait nous permettre d'utiliser de nombreux accessoires ou même d'incarner des éléments du décor tel que des fleurs.

Nassim et Romane ont préparé un passage d'Hamlet qu'ils ont lu. Nous avons également repris la scène de Cassandre avec le chœur dans Agamemnon. Anne-Laure, Manon Catinat, Emma et moi-même avons incarné Cassandre tandis que Louise, Manon Lebeaux, Lila et Laura représentaient le choeur. Cette scène paraît très longue, il faudrait envisager un redécoupage des textes ensemble.

Après ce débat, nous avons enfin été sur le plateau. Le « PAN » et le « Chat » nous ont permis de nous dégourdir. J'apprécie beaucoup ces « jeux » puisqu'ils me permettent de me « réveiller », de commencer à rentrer dans le jeu et d'être attentive à ce qu'il se passe sur le plateau. Ensuite, l'exercice suivant invitait douze personnes à s'assoir sur une chaise. Cette exercice nous était connu puisque nous l'avions pratiqué l'année dernière. Il consiste à effectuer une même action selon un critère différent. Par exemple nous devions nous lever en : nous énervant, en enfilant un manteau en état de colère, et en sortant agacé. Puis ces actions ont été reprises et modifiées. L'état avait changé. La joie, la tristesse, la maladie, le rêve, l'amour, la peur,... ont successivement été représentés. Ensuite, nous ne devions plus nous lever mais nous assoir sur : un savon, une punaise, une crotte de pigeon, de la colle, un oeuf, du feu, un bébé, de la peinture,... J'apprécie cet exercice car il suscite notre imagination.

Enfin, cette séance se termina sur un second exercice. Quatre verbes d'actions nous sont dictés. Le but étant de construire une histoire sans rajouter de verbe. Les consignes furent : dormir/courir/pleurer/ danser/ tomber/ suffoquer/ faire le guet/ se promener/ se cacher/ s'immobiliser … Je trouve que la principale difficulté de cet exercice est de ne pas rajouter de verbes d'actions. Cependant, je porte beaucoup d'intérêts au mime. Il nous invite à réfléchir sur la manière qui permettra au spectateur de nous comprendre. Ainsi, nos gestes doivent être clairs et amples.

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