
Aujourd'hui, nous avons eu la chance de travailler au théâtre Roger Barat.
Durant la première heure, le régisseur du théâtre nous a présenté les aspects techniques du plateau. Il nous a expliqué les différents types de rideaux, d'éclairages, de projecteurs,... C'était très intéressant et aussi utile pour nos cours de théorie car pour l'épreuve écrite de théâtre, nous pouvons créer une scénographie.
Nous avons ensuite travaillé la scène des Cassandre. Au début, nous ne savions pas trop où nous placer, puis les Cassandre sont allées vers les spectateurs tandis que le Chœur (dont je fais partie) restait sur le plateau. Cette distance nous obligeait à aller chercher les Cassandre et renforçait la puissance de nos voix. Jean-Paul a proposé aux Cassandre de commencer allongées par terre, comme un amas de serpents. Elles criaient des plaintes grecques en remuant les bras, doucement, comme si c'était un rêve. Ensuite, chacune d'entre elles se séparait du groupe et se dispersait dans la salle. Cet éparpillement fonctionnait bien car leurs cris résonnaient de tous les côtés et gagnaient donc en puissance.
Afin de donner une dimension plus imposante au Chœur, huit élèves se sont rajoutés à Manon, Laura, Lila et moi. Serrés les uns aux autres, nous formions une masse représentant le peuple, effrayée par les propos de Cassandre. J'aime beaucoup jouer le choreute car cela demande un état de peur, d'anxiété extrême et de colère d'où se dégage une forte énergie. Toutefois, je dois travailler d'avantage mon texte pour savoir à qui mes paroles s'adressent exactement ; au Chœur ou à Cassandre. Anne-Laure, Emma, Catinat, Gouze et Océane dégagent une énergie une énergie dramatique très puissante en Cassandre, et cela m'aide beaucoup pour jouer le Chœur.
Romane et Nassim ont enchaîné avec la scène entre Hamlet et Ophélie, dans laquelle celui-ci rejette violemment Ophélie en lui ordonnant d'aller au couvent. Nassim était un Hamlet fou ou au bord de la folie, prenant tout l'espace par de grandes enjambées et de vastes gestes des bras. A l'inverse, Romane restait uniquement côté cour, presque immobile, terrorisée par la folie d' Hamlet. Leur jeu était totalement opposé et c'était intéressant de voir comment Nassim prenait le "pouvoir" sur Romane. Il prenait par exemple sa tête entre ses mains comme une marionnette et la secouait dans tous les sens. Cette scène était réussie.
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