lundi 4 juin 2012


PROPOSITION DE SCENOGRAPHIE DES 3 œuvres AU PROGRAMME




J'ai gardé l'idée de tableau vivant. Il y aurait d'un coté le discours de Clytemnestre et du choeur, filmé par un comédien sur scène. Ce discours serait alors projeté, pour prévenir d'un malheureux terrifiant et inévitable. Et de l'autre, le spectre dans Hamlet. J'ai voulu mettre en relation ses deux personnages, l'un est en vie mais tellement anéanti et furieuse elle ne peut s’empêcher de mettre un pied dans la « tombe », de l'autre un homme dans les ténèbres, ne pouvant ni fuir, ni mourir, il est prisonnier d'entendre à jamais les vivants pour qu'il soit en fin vengé. En y pensant Clytemnestre dans Agamamenon cherche cette vengeance, elle veut à tout pris réclamer justice. Au milieu de ce tableau serait suspendu une corde, toujours en rapport avec la mort, mais un nouveau personnage rentre alors en jeux, Ophélie. Ces trois personnages révèlent une envie de toucher au plus près de la mort. Ils sont donc liés par cette corde. D'ailleurs Clytemnestre pendra son mari, Agamemnon pendant qu'elle le frappera.
Des miroirs seront installés en haut du tableau, et en bas, et également au sol . Echos au theatre dans le theatre mais également fait référence aux questions qui sont posées dans Hamlet et Agamemnon. La question d'héritage, le père est projeté sur un écrant, tandis que le fils est lui aussi projeté dans ces miroirs. Faut-il suivre les traces de sa famille ? Devons-nous toujours avoir ce lien, même si il nous mène à notre perte ?

Il y aura au sol trois tombes disposées les une à coté des autres. Une en écho à Novarina, qui fait référence aux trous, une pour Agamemnon car il sera jeté comme de la viande avariée, et une pour le père d'Hamlet. Elle seront liées par une bande rouge qui suivra une direction familière, celle du basin dont Ophélie se servira pour se suicider. Une trajectoire sans fin et qui se renouvèlera. Les trajectoires sont très présente pour ramener à Novarina. Il y aura aussi des pots de peinture qui seront jetés sur les draps blanc qui sont sur les murs. Une scène sanglante sera alors dessiné aux yeux de tous.

Il y aura également deux plateaux amovibles, premièrement pour rappeler les machines dans Novarina, la construction etc et un plateau pour rappeler le char dans Agamemnon, la première apparition de cassandre, qui elle aussi finira dans cet acquarium, pour accéder aux abis.



Egalon Clémence

MISE EN SCENE DE L ACTE INCONNU




J'ai décidé d'inscrire ce projet de scénographie dan un espace de jeu, de trajectoire, de couleur.
Le plateau est divisé en deux. D'un coté il y a inscrit au sol un énorme jeu d'échec noir et blanc, de l'autre un drap blanc, comme « la page blanche de l'esprit ». Nous allons par la suite découvrir le lieu de l'artiste, plus précisement le lieu du peintre. En dessous de cette « toile » blanche, sont disposés des ballons remplit de divers couleurs. Lors des passages des comédiens, le pied sur cette toile, ils commenceront à dévoiler ses couleurs, ses trajectoires de peinture. Les ballons seront éclattés et feront apparaître des taches de peinture. La création se fera devant le public. J'ai choisi ce système car il me rappelait également la mise en place des feuilles de texte que Valère Novarina a fait pour construire cette pièce. Il suspendait les traces écrite sur un mur et à partir de là construisait. Les comédiens à partir du texte, des mots et des matériaux ( peinture) vont tisser cette pièce. Elle ne sera jamais pareil, car la force du pied peut changer et faire apparaître de facon différente la peinture. L'art ne s’arrête jamais de s'inventer et de se réinventer.

Il y aura également des « bouches » d 'entrées et de sortis, comme des « trous », des « souffles ». J'ai beaucoup joué sur les mots pour construire cette mise en scène.
Il y a aussi des bouches suspendu, collé au mur. Ce sont en réalités des fenetre en forme de bouche. Le langage est très important dans Novarina, les trous également.


































Egalon Clémence

MISE EN SCENE D HAMLET



Pour faire cette maquette je me suis inspirée d'Ostermeier et d'une pièce du Goudron et des plumes.
Il y a deux plateaux : plateau central et un plateau en hauteur, qui bougera et s'inclinera au fur et à mesure de la pièce. Il sera suspendu par des cordes, qui font échos au sucide d'Ophélie. Il y aura un énorme trou au milieu de ce plateau directement plongé dans la tombe de Hamlet 1er.
En fond il y aura un énorme tableau ou sera projeté le visage du spectre, il se fera entendre par la parole avant tout, pas visible par les comédiens mais en revanche par les spectateur. Une image gigantesque apparaitra alors devant tous les spectateurs.
Sur chaque coté de ce tableau vivant, sera disposé deux gigantesque miroirs, qui font échos au théâtre dans le théâtre.
Ophélie utilisera la passerelle lors de ces apparitions. Et plongera de ce lieu pour atterir dans un énorme vase qui sera remplit d'eau. Elle entamera une danse synchronisé pour trouvé la mort.

Ala fin de la pièce le plateau « vivant » s'inclinera vers le bas, pour que toutes les personnes alors présente retourne dans cette tombe. Il seront alors poussés vers une mort certaine comme le fut le père d'Hamlet.



( Les travaux personnels (4), seront montrés pendant l'entretient)



























Egalon Clémence

Journal de Bord


Océane nous a lu son JBD, puis Madame Dubarry a fait une mise au point sur le travail et sur l'avancé du projet.
Nous avons également fait une mise au point par rapport au texte. Chaque élève devait inscrire sa partition sur le tableau.
Puis nous sommes passé sur le plateau. Anne-Laure s'est donc jetée à l'eau, elle nous a jouée du Novarina sur le thème de la psychiatrie.
Arrivée en début d'année, ne connaissant absolument personne, j'ai appris à connaître mes camarades sur le plateau, en cours de théatre. J'ai justement découvert chez cette personne un énorme potentiel. Hugo et Cyril devaient tenir Anne-Laure par les bras de sorte qu'elle ne puisse plus bouger : comme des Machines ( Novarina).
Nous y étions, la peur au ventre, les larmes aux yeux. J'ai trouvé justement qu'à ce moment là, sans ce rendre compte que Anne-Laure donnée une image très juste de Cassandre.
Cet exercice à appuyé le fait que nous devions nous laisser imprénier par les mots.
Ensuite Louise. Elle a apprit du texte d'Hamlet. Elle a du s'appuyer sur le modèl de l'éducation. Exercice difficile car nous le connaissons particulièrement bien. Elle nous a proposée l'image d'une veille maitresse. Puis elle s'est appuyée sur l'image du metteur en scène, extrèmement énervée. Louise a dégagée beaucoup d'énergie.
Par la suite nous avons vue une exquise du travail de Nassime et de Romane.
Nous avons également vue le commencement des Cassandre : Anne-Laure, Manon G, Manon C, Océane, Emma, Manon L, Louise.
Ayant fait Cassandre l'année dernière, j'ai pris beaucoup de plaisir à réentendre le texte et à regarder. J'ai été étonnée du travail fournit en si peu de temps.

Cette séance m'a plu, même si je suis restée spectatrice. J'ai beaucoup appris et la séance à soulevée des questions importante, par exemple sur les Cassandre, si elles devaient restées proches ou non , travailler sur l'unit é, oui ou non ?






















Egalon Clémence

Egalon Clémence AGAMEMNON




Je me suis inspirée de représentation moderne pour commencer et constituer ma maquette.

Le fond du plateau est noir, car j'ai voulu vraiment frapper le spectateur au niveau des degrés de couleur, (noir, blanc, rouge). Grace aux costumes, notamment le fond devient important. Bien qu'il soit caché par ce qui représente l'entrée du palais, par du raphia rouge, et caché par des lattes blanches et transparente, le fond est très important. Par exemple après le passages des cadavres d'Agamemnon et de Cassandre, les lattes blanches et transparent vont être hissées, et Clytemnestre va tirer le corps de Cassandre et va ensuite l'inscrire sur ce fond noir, le sang qui coule de Cassandre restera gravé, une image forte, une violence énorme face à ses assassinats.
Le drap rouge que Clytemnestre nomme pour accueillir Agamemnon, est représenté. Il sort des portes du Palais jusqu'en dehors du plateau, on peut le qualifier de promontoire, comme un hameçon, comme une chose Agamemnon déjà mort est jeté au pied des spectateurs. C'est en quelque sorte une descente au enfer, volontairement Clytemnestre jette son mari dans les bras d'Hadès.
Le drap rouge est représenté par du raphia et plus on s'éloigne du Palais, plus il y a de perle rouge. J'ai également jouée sur les matières, le passage du drap rouge peut mettre en garde Agamemnon, certes il est rouge comme ce qu'on peut qualifier d'amour, de réjouissance, mais les perles sont rugueuses, d'une matière peut satisfaisante... montre un avenir malheureux, un destin sombre.
En revanche j'ai mis le Choeur au premier plan, au mileu du plateau. Le Choeur dispose d'un hotel. J'ai donc voulu garder cette place très importante qu'a le Choeur, de sa place il voit tout, il entend tout. Durant le spectacle le Choeur ne bouge pas, il reste à proximité de l'hotel. D'un point de vue pratique et pour rester fidèle à l'époque le Choeur est placé à cet endroit : facilité de dialogue entre les personnages, importance soulignée, comme la partition du Choeur est beaucoup plus importa,te ( en volume ), que les autres personnages, j'ai donc choisi ce parti pris.

J'ai décidée de créer plusieurs endroits propres à Cassandre, les parties ou elle jouera seront dans les espaces en blanc.
Au niveau des cintres, il y a une passerelle blanche, éclaboussée de peinture rouge, blanche et noir. Elle se servira de ça pour illustrer ses visions. Au bout de la passerelle il y a une trappe qui monte vers le ciel, tous les moments ou Cassandre fait référence aux Dieux ( Apollon), elle le fera sur cette trappe.
Il y a également un autre espace, avant scène, elle jouera aussi quelque fois, c'est une sorte de prison, comme une cellule d’hôpital psychiatrique. Enfermée, emprisonnée des bout de bois en forme de pique, elle ne pourra guère s'enfuir, elle doit faire face au destin. Elle n'en sortira que rarement car à la fin Clytemnestre derrière les lattes blanches et transparente commetra le meurtre, elle sortire les corps, comme de la vulgaire viande ( latte blanche et transparente= écho à la boucherie). Elle emmènera en tout premier Cassandre, dans son « enclos », complétement nue, puis Agamemnpon qu 'elle jettera du haut du promontoire.
Le guetteur qui ouvre la pièce sera placé sur la passerelle de Cassandre, il attend péniblement la lumière du retour, qu'il apercevra dans la loge.



Costumes :

Cassandre : Robe blanche, qui rappel la camisole, l’hôpital.

Clytemnestre : Robe rouge, qui rappel l'amour, la femme mais également le sang, la haine, la colère.

dimanche 3 juin 2012

Création de costume Novarina



                A la fin de notre représentation, une ligne "novarienne" se forme. Chaque membre de la ligne joue alors un monologue ou un morceau de L'Acte inconnu, seul ou en duo. Pour mon monologue de Jean qui Corde ("J'ai pris la décision de m'suicider moi-même pour échapper à la mort[...]"), je voulais un costume visuellement choquant. Mon personnage relate des meurtres qu'il a commis tout en affirmant ne rien ressentir, même pas le goût du sang. C'est un des passages les plus "gore" de L'Acte inconnu. Pour contraster avec ces paroles très dures, je joue avec une petite voix semblable à celle d'une petite fille, afin d'intensifier l'atrocité du texte. Mon costume se devait donc d'accentuer lui-aussi cette monstruosité.


            J'ai utilisé ma blouse blanche de Chimie, base de tous les costumes pour la ligne "novarinienne". Je voulais donner l'illusion qu'en arrivant sur scène avec cette blouse, je venais tout juste de commettre les meurtres. Comme si je confessais "à chaud" mes impressions et mes sentiments au public. Avec de la peinture textile rouge, j'ai imprimé mes empreintes de main et j'ai "lancé" la peinture avec une brosse à dent pour créer un effet d'éclaboussure, de tâches de sang. Pour donner l'illusion d'une lutte avec mes victimes, j'ai aussi arraché à la main les poches et troué la blouse à plusieurs endroits.



 
 
            Au final, ma blouse ressemble à celle d'un boucher, maculée de sang. Elle reflète bien la cruauté du texte qui contraste avec le jeu complètement déshumanisé que j'ai choisi pour Jean qui Corde.

Je remercie Manon Lebeaux qui m'a aidé à la création !
          

mercredi 16 mai 2012


Le travail individuel du jeudi 3 Mai
Stage Théâtre

Nous avons eu la chance de pouvoir travailler de manière individuelle durant le stage théâtre ; je les ai ensuite interrogés les uns après les autres et me glisse à présent à leur place pour raconter cette journée. Les phrases entre tirets seront mes remarques personnelles.

Julia Bertram : « J'ai commencé par ma scène de Clytemnestre et le Choeur avec M. Van Dooren et nous avons focalisé notre travail sur le jeu de Solène. Puis j'ai travaillé cette même scène avec Mme Dubbary où il était cette fois question de l'émotion que je devais dégager. Cela m'a beaucoup aidée lors du filage du soir -j'ai vu les progrès de chacune lors du filage du soir- et la différence entre l'avant travail et ce que j'ai donné sur scène était flagrante. »
Manon Lebeaux : « Aujourd'hui j'ai appris comment ressortir le texte qu'on avale, comment appréhender et ressentir un texte -commence-t-elle par me dire- ; j'ai travaillé la scène entre Hamlet et La Reine que je joue avec Marion, la scène a d'ailleurs beaucoup avancé et nous retrouvons l'état de jeu que nous avions déjà réussi à donné lors des répétitions au lycée. Puis j'ai travaillé mon texte de Devant la Parole de Novarina avec M. Van Dooren où j'ai compris comment sentir et ressentir ce texte qui n'a pas d'histoire. »
Lila Marietta : « J'ai commencé le travail avec Jean-Paul où nous avons cherché comment faire ressentir l'émotion de la scène de la confession de Claudius (Hamlet). Jean-Paul m'a demandée d'effectuer différents exercices afin de trouver le ton et l'état de jeu juste. Tout d'abord j'étais dans une cage, enfermée et entourée de fauves, ce qui m'aida à trouver un état de frayeur. Nous avons choisis une position de prière et ce qui se justifiais par l'arrivée de Laura qui ressemble à un ange lorsqu'elle danse. Je suis très satisfaite de ce travail qui m'a été d'une grande aide.
Nassim Kezoui : « J'ai travaillé avec Jean-Paul ma scène de Novarina contenant La Femme spirale, Le chanteur en catastrophe et Raymond de la matière que je joue avec Émilie, nous avons travaillé l'intonation et le placement dans l'espace. -il ajouta alors- Je me sentais bien dans le filet du filage -en regardant dans le vague...- »
Anne-Laure Theveny : « J'ai travaillé avec Jean-Paul mon texte de Novarina sur l'homme nu -non, elle n'est pas nue sur scène...- en lui montrant une nouvelle proposition avec Louise. Je m'assois sur un chaise, renverse la tête face publique et leur lance mon texte, sèchement. Puis, dans un cri de douleur, Louise accouche de moi. J'étais très contente que cette proposition soit retenue. De plus j'ai cousu les éléments de costumes pour le Roi de Comédie joué par Nicolas Doniak avec Louise et Clémence.»
Émilie Raynaud : « J'ai commencé par faire mes journaux de bords créatifs puis j'ai recopié mes différents textes sur la conduite du spectacle et j'ai travaillé avec Nassim notre scène de Novarina. Le filage du soir m'a beaucoup fatiguée, et j'ai trouvé qu'il y avait toujours des cafouillages dans la technique. »
Océane Keoxai : « J'ai travaillé mon texte de L'homme nu, de Novarina avec Jean-Paul en nous dirigeant vers un état d'enfermement -et effectivement, quand on la voit maintenue fermement par les garçons, on sent l'enfermement qui est en elle- en travaillant sur différents états ce qui m'a beaucoup aidée. Je suis ressortie exténuée du filage mais satisfaite. »
Clémence Egalon : « J'ai travaillé avec M. Van Dooren sur Ophélie (Hamlet) en commençant par dire simplement mon texte, face à lui et sans musique, puis je suis montée sur une chaise en le chantant toujours sans musique et nous avons enfin mis la musique derrière ma voix. Ensuite j'ai travaillé avec Mme Dubbary sur mon texte de Devant la Parole en jouant sur plusieurs états comme la joie, la tristesse ou encore en étant un dictateur -ce qui est intéressant étant donné que Clémence ne nous a rejoins que cette année alors que nous avons beaucoup travaillé sur la figure du dictateur lors de spectacle de l'année dernière- et nous avons choisi l'état de joie. Cela m'a d'ailleurs permis d'achever de connaître ce texte par cœur ! Cependant j'ai été mal à l'aise vis-à-vis de mes camarades lors du filage du soir où j'ai montré cette nouvelle proposition. Enfin j'ai aidé Anne-Laure et Louise à coudre les éléments de costumes pour Le Roi de comédie joué par Nicolas Doniak et j'ai également commencé mon projet de scénographie sur Hamlet. »
Romane Bonhoure : « J'ai commencé par fignoler la conduite du spectacle puis je me suis occupée de ma robe d'Ophélie -un club de coutures s'était organisé!- et j'ai ensuite rédigé la note d'intention du spectacle avec Émilie. Ensuite j'ai travaillé la scène de la Confession de Claudius avec Lila et Laura (j'avais révisé mon texte avec Nicolas Doniak). Nous avons commencé par travailler chacune notre tour avec Jean-Paul puis avec notre groupe, et j'ai proposé une nouvelle musique pour la danse de Laura. J'ai procédé de la même manière avec Julia et notre scène de La parole portant une planche. De plus j'ai assisté au travail de Nicolas Doniak sur sa scène du Déséquilibriste en jouant la spectatrice et en éliminant ses gestes parasites. J'ai trouvé le filage très long avec une concentration qui n'était pas toujours au rendez-vous, mais j'ai beaucoup avancé sur ma scène de Novarina et j'ai réellement vu la difficulté qu'imposait les costumes. »
Nicolas Doniak : « J'ai commencé par réviser mon texte du Déséquilibriste puis celui du Roi de Comédie avec Mme Dubbary. Nous avons travaillé ma prononciation et en particulier la versification du texte de Shakespeare ce qui m'a beaucoup aidé -d'ailleurs cela renforce le comique de sa scène-. J'ai trouvé qu'il y avait encore des précisions à apporter lors du filage du soir je me sens beaucoup plus à l'aise depuis le début du stage. »
Mathieu Delecroix : « J'ai travaillé avec Jean-Paul ma scène des Fossoyeurs ce qui m'a aidée pour le jeu. Puis nous avons travaillé sur ma scène de Novarina -que j'ai nommé La scène des verbes bizarres- en utilisant différente manière de parler, c'est à dire en prononçant chaque phrase d'une manière différente, ou avec une intonation différente ou encore en changeant mes postures. J'ai décidé de jouer une sorte de prêcheur qui apporte la bonne parole. Je n'ai pas apprécié le filage du soir car j'ai fait une allergie à la poussière de la salle de répétition et il m'était donc très difficile de jouer alors que mon corps me grattait ! Je ressens également que j'ai encore besoin de travailler mon jeu. »
Louise Favone : « J'ai commencé par travailler avec Jean-Paul sur mon texte de Novarina commençant par J'ai pris la décision... avant de lui présenter la proposition d'Anne-Laure pour son texte, proposition dans laquelle je joue une sorte de mère accouchant d'elle. Ensuite j'ai réalisé des éléments de costumes avec Anne-Laure et Clémence puisque j'avais emmené des tissus. Nous avons donc cousu la collerette du Roi de Comédie, ainsi qu'une queue de pie pour Nicolas Doniak, un nœud papillon pour Camille dans la Reine de Comédie, et deux châles pour la Gertrude d'Hamlet de Manon Lebeaux et Catinat. Enfin, j'ai battu Jean-Paul au ping-pong ! »
Marion Bovinelli : « J'ai travaillé avec M. Van Dooren sur ma chanson avec Clémence et après avoir décidé de rallonger la chanson nous nous sommes positionnées sur le même ton et le même rythme. J'ai ensuite travaillé ma scène d'Hamlet et La Reine que je joue avec Manon Lebeaux, nous avons revu toute la mise en scène avec Jean-Paul et je suis très satisfaite de l'avancée de cette scène. Je me suis ennuyée pendant le filage que j'ai trouvé laborieux mais je préfère mon jeu depuis les répétitions du stage car je me sens moins hésitante. »
Camille Rodrigues : « J'ai commencé par travailler avec Mme Dubbary et Nicolas Doniak sur la prononciation des vers dans la scène du Roi et de la Reine de Comédie ce qui m'a beucoup aidée. Puis j'ai travaillé avec M. Van Dooren et Manon Lebeaux sur mon texte de Devant la Parole. J'ai présenté ce travail au filage du soir et j'en étais plutôt satisfaite, de plus je sens que mon jeu progresse surtout grâce à ma meilleure prononciation et je me sens plus à l'aise dans mon rôle de Reine de Comédie par rapport à hier. Enfin j'ai trouvé ce filage moins long qu'hier. »
Emma Coulard : « J'ai commencé par travaillé avec Jean-Paul ma scène d'Hamlet et le Spectre avec Hugo et nous avons modifié les déplacements et accentué le travail sur la peur que je dois dégager face au Spectre de mon père. Et j'ai également fait mon journal de bord. J'ai trouvé que le filage du soir se passait mieux qu'avant et suis satisfaite de la scène des Cassandra. »
Manon Gouze : « J'ai travaillé avec Jean-Paul ma scène d'Hamlet, cela m'a rassurée car j'arrive mieux à comprendre la folie que je dois trouver en moi pour jouer ce rôle -j'ai ressenti qu'elle avait bien compris le rôle quand elle me tient fermement la tête et ai compris qu'elle avait trouvé en elle cette folie à donner sur scène- même si je trouve que je hurle trop durant cette scène, même si Jean-Paul m'a rassurée à ce propos. J'ai trouvé que la classe avait globalement bien progressé lors du filage même si j'ai ressenti le manque de concentration de beaucoup de personnes. Et bien que les liaisons entre les scènes et les placements sont encore légèrement flous je me sens mieux dans le spectacle même si je reste mal à l'aise avec certaines scènes. »
Solène Margot : « Le travail a débuté pour moi avec M. Van Dooren sur ma scène de Devant la Parole en se focalisant sur différents états comme la colère ou la joie. Finalement notre choix s'est arrêté sur une vieille institutrice aigrie, expliquant très lentement et avec une gestuelle très large une leçon imaginée à des élèves invisibles, ce qui m'a permis de travailler mon articulation. Ensuite nous avons travaillé avec Julia sur notre scène entre Clytemnestre et le Chœur en commençant par faire différents exercices afin de nous remettre dans l'état nécessaire au jeu. J'ai été contente du filage car je ne pensais pas être capable de jouer ce que j'avais répété. »
Hugo Tran Van : « J'ai travaillé avec Jean-Paul sur ma scène d'Hamlet et du Spectre que je joue avec Emma et le fait de travaillé sans la classe dans la salle de répétition m'a beaucoup aidé. J'ai trouvé le filage un peu tendu mais bien dans l'ensemble et malgré ma fatigue j'en suis satisfait. »
Nicolas Lorange : « J'ai répété mon texte de Novarina avec Manon Catinat -d'ailleurs c'était une révision allongé sur l'herbe au soleil, plutôt agréable!- et l'ai ensuite travaillé avec Jean-Paul, avant de faire un répétition avec toute la ligne des Novarina. J'ai trouvé le filage agréable et précis même si j'ai encore du mal avec mon texte de L'Acte Inconnu. »
Laura Abril : « J'ai travaillé ma scène avec Lila Romane, où je représente l'ange que Lila évoque dans sa prière. Jean-Paul a voulu que je danse mais j'ai eu beaucoup de mal sans musique ni parole après quoi il nous a demandées de trouver une musique douce pour m'aider. Romane avait nu morceau de Chopin dans son téléphone et nous nous sommes tous rendus compte que cela s'intégrait très bien à la scène. Pour ce qui concerne mon jeu je dit mon texte de manière très douce car je représente les cieux. »
Cyril Bousquet : « J'ai travaillé sur mes deux textes notamment sur la prononciation pour le premier et pour une question de rythme et de tonalité sur le second. »
Quant à moi j'ai travaillé ma scène d'Hamlet et La Reine avec Manon Gouze et j'ai grignoté, profité du soleil et révisé mes textes!

La photo est de Lebeaux et merci au modèle Louise qui nous a gracieusement prêté son corps pour cette photo!