dimanche 25 septembre 2011

Jounal de bord - Mardi 20 septembre

Cette seconde séance de l'année a débuté par l'intervention de Ludovic du théâtre de l'Apostrophe. Comme l'avait fait Dolly la semaine dernière, il nous a présenté les spectacles que nous allions voir pendant l'année. Il nous a également présenté d'autres pièces susceptibles de nous intéresser. Plusieurs d'entre elles m'ont donné envie de les voir comme Gardenia, jouée par d'anciens travestis, ou encore une pièce sur la Vénus Noire : Have you hugged, kissed and respected your brown Venus today ?, et aussi une histoire d'amour vécue par des enfants : Quand j'avais 5 ans je m'ai tué. J'ai trouvé l'intervention de Ludovic intéressante car nous avons pu bénéficier d'informations complémentaires sur les spectacles au programme, mais aussi sur les autres montés à l'Apostrophe. Il nous a présenté la pièce de Wajdi Mouawad, Des Femmes, regroupant trois tragédies de Sophocle : Antigone, Electre et les Trachiniennes. Nous avons appris que Bertrand Canta avait participé à la bande-son rock, ce qui nous a tous surpris. Il nous a aussi parlé de la pièce Du moins, j'aurais laissé un beau cadavre, qui est une version d'Hamlet montée par Vincent Macaigne. Cette version apparemment violente et "trash" me tente beaucoup !

Après cette première heure, Mme Dubarry nous a annoncé que le mercredi 28, nous aurons la chance de rencontrer Stéphanie Mathieu, la scénographe de l'Opéra de Quat'sous. Nous assisterons ensuite à une petite forme sur cette pièce. Après la lecture des journaux de bord très complets d'Emilie et Océane, nous avons écouté des musiques de Kurt Weil tirées de l'Opéra de Quat'sous. Allongés par terre les yeux fermés, nous avons été transportés dans l'univers brechtien, avec une pointe de nostalgie quand est passé "Le Chant des canons". Cela m'a replongé dans notre spectacle de l'an dernier et c'était très agréable.

Afin de nous réveiller un peu, Mme Dubarry nous a proposé le jeu du "chat". On désigne un chat qui doit toucher le plus de personnes possible. Ces dernières, pour ne pas être éliminées, doivent dire le nom d'une autre "souris" avant d'être touchées par le chat. La personne dont le nom a été prononcé devient à son tour le chat. Malgré son aspect enfantin, ce jeu est très intense moralement et physiquement car il demande une grande concentration pour les prénoms et les déplacements. Après une lutte acharnée, Bovi, Nico et moi avons fini finalistes.

Pour continuer dans cette énergie, nous avons fait un "Lucky-Luke" (ou un "Pan"). En cercle, nous devions éliminer nos adversaires en leur tirant dessus le plus vite possible. Après un grand nombre de "pan !", Laëticia et moi avons été les seules survivantes.
Pour finir cette séance, nous avons tous choisi une phrase de Novarina dans l'Acte inconnu. En cercle, nous l'avons répétée chacun notre tour de plusieurs façons comme "parler à un sourd", en colère, en chantant, en séducteur et en dictateur.

vendredi 23 septembre 2011

"Au moins j'aurai laissé un beau cadavre"

Madame Dubarry nous avait parlé d'un spectacle de Vincent Macaigne : "Au moins j'aurai laissé un beau cadavre" qui sera représenté au théâtre de Chaillot à Paris. Je vous propose qu'on y aille en groupe, par exemple  le dimanche 6 Novembre à 14h30.
Les tarifs (si l'on y va en groupe) sont : 11€ pour les -18ans, et 13€ pour les 18-25ans.
Qui est intéressé ?
Voici le lien : http://theatre-chaillot.fr/theatre/vincent-macaigne/au-moins-j-aurai-laisse-un-beau-cadavre

Il faudrait qu'on réserve au plus vite !

mercredi 21 septembre 2011

Mardi 20 septembre

Aujourd’hui, un intervenant du théâtre de l’apostrophe est venu nous présenter les spectacles que nous allons voir au cours de l’année, ce qui n’était apparemment pas prévu. Je trouve vraiment intéressant qu’on vienne nous parler de ces spectacles et de ceux que nous n’avons pas prévu d’aller voir dans le cadre du lycée, car personnellement, cela me donne encore plus envie d’y aller. J’aime beaucoup le fait que les théâtres proposent des spectacles mettant en scène différentes disciplines, et je suis très curieuse de voir des spectacles autres que des pièces de théâtre.
Apres cela, nous avons lu les journaux de bord de Océane et Emilie, très complets, qui détaillaient la première séance de cette, je l’espère, dernière année.

Madame Dubarry nous a par la suite fait allonger par terre, de façon à se détendre, afin de pouvoir apprécier (ou non) pleinement les quelques chansons de l’Opéra de Quat ’sous qu’elle nous a fait écouter. Je dois dire qu’en entendant le Chant des Canons, cela m’a fait tout drôle, et je sais que je ne suis pas la seule. Comme je l’ai dit ensuite, en entendant ces musiques, j’avais l’étrange impression d’être dans une sorte de cours des miracles, cela ‘’dépayse’’ totalement.

Apres la pause, Madame Dubarry nous a proposé un chat, pour notre plus grand plaisir à tous. Le jeu du chat ne nous était pas inconnu, car nous l’avons beaucoup pratiqué l’année dernière, et il ne faut pas se fier à son nom, c’est un exercice assez important, car il est basé sur l’écoute. En effet, le jeu consiste à désigner un chat pour toucher le maximum de personnes possibles, lesquelles lorsqu’elles s’apprêtent à être touchée doivent dire le nom d’une personne si possible le plus loin possible qui va devenir chat à son tour. Il faut vraiment beaucoup de concentration pour ne pas être éliminé dès le début, mais cela reste vraiment une partie de plaisir. Madame Dubarry voulait ensuite nous faire faire des petites improvisations par groupe, mais nous avons à la place suggérer le jeu du bang, également très pratiqué l’année dernière. Cet exercice se passe en cercle, une personne au milieu cite le nom d’une personne qui doit se baisser, incitant les deux personnes a ses cotés à se ‘’tirer’’ dessus et à dire BANG le plus vite possible. C’est également un exercice de concentration et d’écoute, qui est très agréable.

Pour terminer la séance, nous avons tous choisis une phrase au hasard dans L’acte Inconnu de Novarina, puis nous nous sommes mis en cercle. Madame Dubarry nous donnait une consigne de jeu, et nous devions tour à tour dire notre phrase selon la consigne donnée. Nous avions déjà fait cet exercice l’année dernière avec des phrases données, mais il y a une très grande différence avec l’année précédente, maintenant, tout le monde ose et se donne à fond, ce qui est vraiment super ! Nous avons commencé par dire notre phrase comme si la personne en face ne comprenait rien, puis avec un air de séduction, ensuite, en étant en colère, puis en chantant (ce qui est ma partie favorite, car le résultat est vraiment, vraiment très drôle), ce qui d’après Madame Dubarry, a révélé certains talents cachés chez certains.

Journal de bord du mardi 13 septembre 2011

A l’occasion du premier cours de théâtre de l’année, Jean-Paul nous a fait la surprise d’être là alors que nous ne devions le voir que la semaine suivante. Chacun ayant lu la pièce de Novarina, L’Acte inconnu, pendant les grandes vacances, nous avons commencé de suite à l’exploiter pour commencer à travailler.

La séance a débuté sur la lecture d’un passage de Devant la parole, texte théorique de Novarina à propos de son théâtre. Nassim a essayé le premier avec la consigne d’être “capable d’investir de la matière verbale physiquement et émotionnellement”, sur laquelle repose l’ensemble de la thèse dramaturgique de l’auteur aisni que notre projet de travail sur son oeuvre. Au centre de nous-tous, Nassim a joué avec sa lecture en s’inspirant plus ou moins d’un genre de général allemand, en écho à notre projet de l’an passé. Ses nombreux gestes et onomatopées ont ainsi dynamisé un texte simplement théorique. C’est ensuite Manon Catinat qui a tenté l’expérience avec la recherche d’un défaut physique. Cela-dit, l’instabilité de la démarche qu’elle proposait s’est finalement révélée un peu moins intéressante que sa seconde proposition dans laquelle elle nous offrit un jeu beaucoup plus intimiste, à genoux, sur le désespoir. En complétant avec l’intervention de Louis sur le clown qui a suivi, cet exercice nous a permis de démontrer l’importance du corps et de l’attitude physique dans le jeu, dans l’idée que la parole n’est “que de la matière”, un outil.

Nous avons ensuite pratiqué un exercice sur la circulation entre les états (amour, colère, folie et tristesse) représentés par quatre personnes servant se supports à celle qui jouait. Océane commença avec une phrase tirée de L’Acte inconnu, son jeu était très dynamique et clair selon chaque état, le conseil qui lui a été fait était de laisser l’énergie travaillée sur un support la propulser naturellement vers les autres, comme un “acrobate des sentiments”. Le résultat de cet exercice a montré l’importance des variations et du laisser-aller dans dans le jeu, et plus précisément les nombreux états accordables avec une meme phrase.

Deux groupes ont après ça pratiqué l’exercice d’introspection sur un évènement dramatique. Le principe était de s’imprégner au maximum de ses émotions pour les exploiter dans notre jeu, qui gagne alors une plus grande justesse. Les phrases prononcées dans cet exercice doivent tout de même être suffisamment longues pour donner du sens à notre état, de manière à “porter une situation de la vie à son paroxysme” comme avait dit Claudel.

Pour finir les deux premières heures, nous avons pratiqué l’exercice de la “machine”, du roulement entre quatre rôles, ou états, chacun chargé de voler la vedette à l’autre. Il y a alors quatre perosnnes jouant à tour de rôle un bonimenteur, quelqu’un qui meurt, un grimacier et un monster. Cela nous permet d’exploiter plusieurs états très différents à la suite, tout en allant au bout de notre énergie : on voit alors qu’il faut se montrer généreux dans son jeu.

La séance s’est achevée avec l’intervention de Dolly, du théâtre de Sartrouville, qui est venue nous présenter les pièces que nous allions voir dans l’année : L’Opéra de quat’sous, Les Amours tragiques de Pyrame et Thisbé, Gemelos et Du Goudron et des plumes.

dimanche 18 septembre 2011

Séance du Mardi 13 Septembre 2011

Jean Paul a débuté cette première séance par la lecture d'un extrait de Devant la parole écrit par Novarina. Cet ouvrage a pour but de nous faire comprendre la notion même du théâtre. Jean Paul nous a expliqué que la parole n'est que matière. Il ne faut pas penser mais être capable de retranscrire de la matière verbale physiquement et émotionnellement. Il nous proposa alors d'essayer d'atteindre cet état de jeu en utilisant un passage de ce livre qui nous était inconnu. Nassim fut le premier à se lancer. Son interprétation fut proche du travail entrepris l'année précédente. En effet, il avait choisi de prendre un accent allemand, d'un dictateur loufoque. Son jeu occupait beaucoup l'espace et sa gestuelle. Son texte était très dynamique et on ressentait son énergie. Je l'ai trouvé audacieux car il s'agissait de la première séance, et qu'il était difficile de reprendre soudainement les exercices. La deuxième prestation fut celle de Manon Catinat. Dans un tout autre genre, elle opta pour un personnage plus mélancolique ayant un handicap physique. Contrairement à Nassim, elle se mit à genou ce qui la rendait attendrissante. Nous éprouvions de la compassion. Enfin, Louis fut le dernier à expérimenter cet exercice. A la demande de Jean Paul, il interpréta ce texte de manière burlesque avec un personnage de clown enrhumé. Il reniflait souvent et jouait beaucoup de sa maladie. Nous avons pu voir à travers ces trois personnages très différent les uns comme les autres, qu'un même texte peut transmettre différents messages. C'est le jeu qui l'emporte sur les paroles. L'énergie est donc primordiale. Et je pense qu'il faut savoir assumer son personnage à fond pour que les spectateurs y croient également. Il ne faut pas jouer le personnage mais le devenir.
Le second exercice engageait une personne et quatre silhouettes. Chacune d'entre elles était disposée à chaque angle, et symbolisée soit l'amour, la haine, la folie ou la tristesse. Une personne se situait au centre. L'exercice consistait à se diriger vers l'une d'entre elle, et d'interpréter le sentiment qu'elle symbolisait. Louise nous a beaucoup fait rire avec la folie. En effet, elle utilisait les silences et en profitait pour se concentrer sur ses gestuelles. Ensuite, nous avons vu pour la première fois Clémence jouait. Son jeu était formidable car elle a montait chacun de ses états a son extrême. Puis Nassim revint sur le plateau. Sa prestation était aussi remarquable. Mais je pense que l'on doit progressivement monter son énergie car Nassim s'est très vite fatigué. L'objectif de cet exercice consistait de passer d'un état à un autre sans avoir le temps de réfléchir. Il faut se relâcher entièrement, monter progressivement son énergie puis la transmettre d'un état à un autre sans interruption.
Le troisième exercice nous était connu. Plusieurs chaises étaient disposées sur le plateau. Nous devions nous remémorer un triste souvenir et dire une phrase qui appartenait à notre histoire. Des phrases pouvaient se correspondre et on pouvait alors former une histoire. Toutefois, il fallait que cela se passe naturellement et ne pas chercher à créer une histoire en commun. Cet exercice n'a pas vraiment été réussi car dès le début, nous avions pour but de créer une histoire en commun alors que ce n'était pas le principe. De plus, il peut être difficile et douloureux de se rappeler un souvenir aussi mélancolique.
L'exercice suivant nécessitait quatre élèves. Chacun d'entre eux représentait soit un bonimenteur, un monstre, la mort ou un grimacier. Chacun devait s'attribuer le plus la vedette et être donc le meilleur de sa catégorie. Cette activité recommande beaucoup d'énergie et nous en ressortions épuisés. Toute la classe est intervenue sur le plateau. Je pense qu'il nous a permis de nous initier à nouveau dans le théâtre, de reprendre confiance en nous.
Lors de la dernière heure, Dolly, l'intervenante du Théâtre de Sartrouville chargée des relations publiques, est venue nous parler des spectacles que nous allons voir cette année. Elle nous a présenté chacune des pièces avec un cours résumé et une courte biographie sur l'auteur ou le metteur en scène. Je trouve que c'est une bonne approche pour commencer l'année de savoir quelques détails sur les différents spectacles pour mieux les comprendre.

samedi 3 septembre 2011

Rentrée!


Bonjour à tous et à toutes!
Nous voici au tout début de cette nouvelle année de théâtre, avec un beau programme, ambitieux, diversifié, avec des oeuvres fortes .
De votre part, beaucoup d'envies sûrement...
En théorie, nous commencerons avec Agamemnon d'Eschyle (traduction Ariane Mnouchkine :Théâtre du Soleil). je pense que vous avez déjà acheté le livre, si ce n'était pas le cas, précipitez vous pour le faire et surtout, ne vous trompez pas d'édition!!!!
Et en pratique avec Novarina, L'Acte inconnu (folio théâtre 117). Nous commençons à travailler sur les livres très vite. Faites passer le message.
Donc à très bientôt et bonne rentrée à tous.
Lorraine

mercredi 1 juin 2011

Message de Nachiketas Wignesan

Infos pour réaliser le « Livret » sur le polar pour les élèves du Lycée Montesquieu d’Herbay et la soirée du 10 juin (20h00 aux Toiles de St Gratien)

Pour tous ceux qui doivent présenter ou organiser le débat je vous retrouverai au moins à partir de 19h30 au cinéma pour vous coacher un peu….

- La mise page du « livret » sera réalisée par Manon L. de la 1ère L. Il faudrait lui envoyer par email vos textes à : lazufell@hotmail.fr pour dimanche 5 juin (écrivez-lui !) et merci à elle.

- The Big Sleep (Howard Hawks -1946-1h54)

Humphrey Bogart (Philip Marlowe), Lauren Bacall (Vivian Sternwood Rutledge), John Ridgely (Eddie Mars), Martha Vickers (Carmen Sternwood), Dorothy Malone (La propriétaire de la librairie), Peggy Knudsen (Mona Mars). Warner Bros.

Sortie U.S.A. : 23 aout 1946

Sortie France : 6 aout 1947

- Biographies de (en 3-5 lignes)

Howard Hawks (réalisateur)

Lauren Bacall

Humphrey Bogart

Pour la 1ère L : Manon L

Pour la 1ère de Mme Brissiaud : à déterminer vendredi

- Définition du « film noir » (en 3-5 lignes)

Pour la 1ère L : Louis

Pour la 1ère de Mme Brissiaud : à déterminer vendredi

à beaucoup d’infos existent sur internet… En voici pour vous aider.

- 1er film noir marquant : The Maltese Falcon (1941 -John Huston)

- Début de l’âge d’or du film noir (1946-1951).

- Film noir d’après Georges Sadoul (Historien du cinéma) : « un cauchemar raconté par un ivrogne »

-Transposition de la violence qui règne aux USA, à cette époque, et qui se manifeste de sa façon la plus positive au cinéma à travers les westerns et de la manière la plus sombre dans le film noir.

- Comme l’écrivait Patrice Brion, les films noirs sont des « films d'atmosphère, ils illustrent une morale tragique : quelque que soit la direction que tu prendras, le destin finira par te rattraper. »

- « Noir » car sombre et fatalité très présente. Liens avec la tragédie !

- Avantage de ne pas coûter très cher alors qu’Hollywood est en crise : reviennent 30% moins chers… [Rues vides, pas de figurants, éclairage parsemé, locaux mal meublés, absence beaux costumes… ]

- Peu de stars et beaucoup de seconds couteaux.

- Définition de l’anti-polar (à la française) (en 3-5 lignes)

Pour la 1ère L : Nassim

Pour la 1ère de Mme Brissiaud : à déterminer vendredi

- Résumés des 3 films vus lors de l’atelier de programmation (en 3-5 lignes chacun)

Le Petit Lieutenant (Xavier Beauvois)

Pour la 1ère L : Manon L.

Pour la 1ère de Mme Brissiaud : à déterminer vendredi

Police (de Maurice Pialat)

Pour la 1ère L : Cyril

Pour la 1ère de Mme Brissiaud : à déterminer vendredi

The Big Sleep - Le Grand Sommeil (Howard Hawks)

Pour la 1ère L : Manon C.

Pour la 1ère de Mme Brissiaud : à déterminer vendredi

- Liste des 10 meilleurs films policiers selon votre classe

Ex : Titre du film en italiques (Nom du réalisateur-année de sortie)

Pour la 1ère L : Louis / Nicolas / Nassim

Pour la 1ère de Mme Brissiaud : à déterminer vendredi

- Liste des 10 meilleurs « films noirs » (comme The Big Sleep) selon votre classe

Pour vous aider vous trouverez ci-dessous une liste des meilleurs films noirs. Cherchez sur internet pour voir lesquels selon vous paraissent les plus importants. Le principe est que cette liste aide ceux qui la liront pour découvrir des films semblables à The Big Sleep.

Pour la 1ère L : Nassim

Pour la 1ère de Mme Brissiaud : à déterminer vendredi

Liste chronologique de grands « Films Noirs » américains.

Par Nachiketas Wignesan

1941

Citizen Kane (Orson Welles)

High Sierra – La Grande Evasion (Raoul Walsh)

The Maltese Falcon – Le Faucon Maltais (John Huston)

Suspicion – Soupçons (Alfred Hitchcock)

1942

Casablanca (Michael Curtiz)

The Falcon Takes Over (Irving Reis)

The Glass Key – La Clé de verre (Stuart Heisler)

This Gun for Hire – Tueur à gage (Frank Tuttle)

1943

Shadow of a Doubt (Alfred Hitchcock)

1944

Double Indemnity – Assurance sur la Mort (Billy Wilder)

Laura (Otto Preminger)

Murder, My Sweet – Adieu ma belle (Edward Dmytryk)

Gaslight – Hantise (George Cuckor)

The Woman in the Window – La femme au portrait (Fritz Lang)

Phantom Lady – Les Mains qui tuent (Robert Siodmak)

To Have and To Have Not – Le Port de l’Angoisse (Howard Hawks)

1945

Cornered (Edward Dmytryk)

Detour (Edgar Ulmer)

The House on 92nd Street – La Maison de la 92ème rue (Henry Hathaway)

Mildred Pierce – Le Roman de Mildred Pierce (Michael Curtiz)

Scarlet Street – La Rue Rouge (Fritz Lang)

Spellbound - La Maison du Docteur Edwardes (Alfred Hitchcock)

1946

The Big Sleep – Le Grand Sommeil (Howard Hawks)

The Black Angel – L’Ange noir (Roy William Neill)

The Blue Dahlia – Le Dahlia Bleu (George Marshall)

The Dark Corner – L’Impasse Tragique (Henry Hathaway)

The Lady in the Lake – La Dame du Lac (Robert Montgomery)

Gilda (Charles Vidor)

The Killers – Les Tueurs (Robert Siodmak)

Leave Her to Heaven – Péché Mortel (John M. Stahl)

Notorious – Les Enchaînés (Alfred Hitchcock)

The Postman Always Rings Twice – Le Facteur sonne toujours deux fois (Tay Garnett)

So Dark the Night (Joseph H. Lewis)

Somewhere in the Night – Quelque Part dans la Nuit (Joseph L. Mankiewicz)

The Strange Love of Martha Ivers – L’Emprise du crime (Lewis Milestone)

The Stranger – Le Criminel (Orson Welles)

1947

Born to Kill (Robert Wise)

Dark Passage –Les Passagers de la nuit (Delmer Daves)

Brute Force – Les Démons de la Liberté (Jules Dassin)

Crossfire – Feux Croisés (Edward Dmytryk)

Dead Reckoning – En Marge de l’enquête (John Cromwell)

Kiss of Death – Le Carrefour de la Mort (Henry Hathaway)

Out of the Past –L’Empreinte du passé/ La Griffe du passé / Pendez-les haut et court (Jacques Tourneur)

Possessed – Possédée (Curtis Bernhardt)

Pursued – La Vallée de la Peur (Raoul Walsh)

Red House (Delmer Daves)

Ride the Pink Horse – Et Tournent les chevaux de bois (Robert Montgomery)

1948

The Big Clock – La Grande Horloge (John Farrow)

Call Northside 777 – Appelez Nord 777 (Henry Hathaway)

Cry of the City – La Proie (Robert Siodmak)

Force of Evil –L’enfer de la corruption (Abraham Polonsky)

The Guilty (John Reinhardt)

He Walked by Night – Il Marche dans la nuit (Alfred L. Werker)

Key Largo (John Huston)

The Lady From Shanghai – La Dame de Shanghai (Orson Welles)

The Naked City – La cité sans voiles (Jules Dassin)

Sorry, Wrong Number – Raccrochez c’est une erreur (Anatole Litvak)

1949

Criss Cross – Pour toi j’ai tué (Robert Siodmak)

D.O.A. – Mort à l’arrivée (Rudolph Maté)

The Reckless Moment (Max Ophüls)

The Set-Up – Nous avons gagné ce soir (Robert Wise)

The Third Man – Le Troisième homme (Carol Reed)

They Live by Night – Les Amants de la Nuit (Nicholas Ray)

White Heat – L’Enfer est à lui (Raoul Walsh)

1950

The Asphalt Jungle – Quand la ville dort (John Huston)

Dark City – La Main qui venge (William Dieterle)

In A Lonely Place – Le Violent (Nicholas Ray)

Night and the City – Les Forbans de la Nuit (Jules Dassin)

Sunset Boulevard (Billy Wilder)

1951

The Racket (John Cromwell)

Roadblock (Harold Daniels)

Strangers on a Train – L’Inconnu du Nord-Express (Alfred Hitchcock)

1952

The Captive City (Robert Wise)

1953

The Blue Gardenia – La Femme au Gardénia (Fritz Lang)

Niagara (Henry Hathaway)

Pickup on South Street – Le Port de la Drogue (Samuel fuller)

The Big Heat – Réglement de comptes (Fritz Lang)

1954

Human Desire – Désirs Humains (Fritz Lang)

Suddenly – Je dois tuer (Lewis Allen)

1955

Kiss Me Deadly – En Quatrième vitesse (Robert Aldrich)

The Big Combo – Association criminelle (Joseph H. Lewis)

Night of the Hunter - La Nuit du chasseur (Charles Laughton)

The Desperate Hours – La Maison des Otages (William Wyler)

1956

The Wrong Man –Le Faux Coupable (Alfred Hitchcock)

Beyond a Reasonable Doubt (Fritz Lang)

The Killing – L’Ultime Razzia (Stanley Kubrick)

While the City Sleeps – La cinquième victime (Fritz Lang)

1958

Touch of Evil – La Soif du Mal (Orson Welles)

Vertigo - Sueurs Froides (Alfred Hitchcock)

- Quizz sur les films policiers. 4 questions pour tester les connaissances (2 questions par classe ?)

Pour la 1ère L : Les jeunes filles qui étaient sur ma gauche (Marion, Camille, Manon G.)

Pour la 1ère de Mme Brissiaud : à déterminer vendredi

- Ambiance sonore (trouver en CD des musiques, bruitages, etc) pour diffuser avant le film et après durant le cocktail pour vous mettre dans l’ambiance du film et l’univers policier.

Pour la 1ère L : Solène & Mathieu (avant film, dans la salle) /// Nicolas (après film durant cocktail)

Pour la 1ère de Mme Brissiaud : à déterminer vendredi

- Publicité (affiches, passage dans les clases, etc.)

Pour la 1ère L : 6 jeunes filles (Océane, Emma, Manon C., Camille, Marion, Manon G. )

Pour la 1ère de Mme Brissiaud : à déterminer vendredi

- Organisation du cocktail + confection de gâteaux + volontaires pour servir, etc…

Pour la 1ère L : Organisation: Lila, Laura, Laëtitia.
Confection gateaux: Laura, Manon C., Anne-Laure, Louise, Shaoly, Camille, Manon G.

Pour la 1ère de Mme Brissiaud : à déterminer vendredi

- Présentation avant la projection : présentation de l’atelier, du déroulement de la soirée et enfin du film du soir) [10 minutes environ maxi]

Pour la 1ère L : Lila & Nassim

Pour la 1ère de Mme Brissiaud : à déterminer vendredi

-Direction du débat :

Pour la 1ère L : Nassim & Nicolas

Pour la 1ère de Mme Brissiaud : à déterminer vendredi

- Extraits vidéo (DVDs ont été distribués) déjà vus et qui seront diffusés à la suite de la discussion. (Rassurez-vous j’amènerai mes copies !)

à 2 extraits par film (1 par classe). Pensez à des extrait courts, svp.

The Big Sleep :

Pour la 1ère L : Manon C.

Pour la 1ère de Mme Brissiaud : à déterminer vendredi

-Police

Pour la 1ère L : Cyril & Yassine

Pour la 1ère de Mme Brissiaud : à déterminer vendredi

-Le Petit Lieutenant

Pour la 1ère L : Manon L.

Pour la 1ère de Mme Brissiaud : à déterminer vendredi

Autres polars que vous aimez et considérez des anti-polars :

Pour la 1ère L : Nassim

- Zodiac (scène de l’interrogatoire)

- La Nuit nous appartient (dans le laboratoire de drogue)

Pour la 1ère L : Manon C. & Manon G.

- Zodiac (scène d’ouverture)

Pour la 1ère de Mme Brissiaud : à déterminer vendredi

Informations sur The Big Sleep : A vous de voir si elles peuvent vous être utiles…

- D’après un roman de William Chandler, publié en 1946 en France et traduit par Boris Vian. Son héros Philip Marlowe apparut en 1934. The Big Sleep parut en 1939.

- Scénario de William Faulkner (Sanctuaire et Absalon, Absalon ! et Prix Nobel en 1949) & Leigh Brackett

- Bogart pendant le tournage se demande qui a tué le chauffeur ? On appelle les scénaristes qui ne savent pas et appelle l’auteur. Chandler dit ne pas s’en souvenir mais que la réponse est dans le roman… puis rappelle en disant qu’il n’a pas trouvé la réponse en le relisant !

- Hawks sur le sens du film : « Je n'en sais rien, probablement la mort, c'est un titre qui sonne bien. Je n'ai jamais bien compris l'histoire du Grand sommeil. Le scénario fut écrit en huit jours. Tout ce que nous avons essayé de faire c'est de rendre chaque scène la plus divertissante possible. Nous ne savions pas qu'elle était l'histoire. On m'a demandé qui a tué untel ou untel, je ne le savais pas, on a envoyé un câble à l'auteur qui ne le savait pas non plus puis au scénariste qui ne le savait pas plus. »

- 2ème des 4 films du couple Bogart/Bacall

- On garda le film 1 an de peu de l’insuccès qui aurait brisé la carrière de Bacall et on rajouta des scènes où elle a des dialogues plein de sous-entendus.

- « moderne » car permet de jouir d’une histoire et à la fois de sa position de spectateur ? « Le spectateur est placé dans la même position que le détective » dixit Bertrand Tavernier.

-Film tourné sans véritable scénario excepté ce synopsis : « Le Général Sternwood engage Marlowe pour qu’il enquête à propos du chantage dont sa fille cadette est victime. Il lui demande aussi de retrouver Reagan, son homme de confiance. Marlowe s’entête et ne fait que remuer la boue d’une ville pervertie. Les cadavres s’accumulent tandis qu’augmente son attirance amoureuse pour la fille aînée de Sherwood. Il finit par dénouer l’imbroglio et démarquer les coupables »

- Remake cinéma en 1978 par Michael Winner avec Robert Mitchum -en GB

- Remake non fidèle : The Big Lebowski (Frères Coen)

Informations / Citations sur POLICE. A vous de voir si elles peuvent vous être utiles…

« J’ai voulu faire un film sur la police. Naïvement, je pensais qu’on pouvait raconter l’existence des flics. Impossible. Leurs vies et celles des truands sont trop mêlées. Ils sont trop fascinés les un s par les autres : on ne peut pénétrer leurs réseaux. Ils ont d’ailleurs le plus grand mépris pour les « caves », les « innocents » que nous sommes… Alors je ne sais pas du tout ce que Police sera à l’arrivée » (itw de 1985)

« Dans ce film , il y peu d’improvisation, mot que je n’aime pas ; je dirais qu’il y a de l’écriture automatique : au lieu d’écrire avec une plume sur du papier, on écrit en impression, sur la pellicule mais c’est la même chose » (itw Cahiers du Cinéma n°375 -sept 85)

« A mes yeux, il y a 2 points culminants ; dans la première partie, l’interrogatoire de la fille à qui on passe des bandes enregistrées et qui nie que c’est sa voix ; dans la seconde partie, parmi les dernières scènes du film, quand elle est chez lui, après la visite de l’avocat, je pense que là tout est dit. C’est d’ailleurs une scène curieuse : ces deux personnes qui viennent de passer al nuit ensemble, et il n’y a pas d’ellipse, c’est la même soirée de la même journée, elle lui avoue enfin qu’elle a piqué le fric, on imagine qu’ils sont allés au pieu et qu’ils y restent. Voilà qui n’est pas réaliste : des gens qui couchent ensemble pour la première fois, et c’est déjà une séparation. J’avais envie de raconter cette histoire d’amour, et cette idée plutôt littéraire, amusante dans le contexte d’un policier, la rencontre de gens assez désabusés dont l’histoire d’amour n’arrive qu’au moment de la séparation. Presque une histoire d’amour à l’envers. Mais l’idée ne s’est fortifiée qu’en cours de tournage, à un moment où il fallait aller au plus pressé. Il en reste probablement des traces » (itw Le Monde 4 sept 85)

Informations/Citations sur Le Petit Lieutenant (Xavier Beauvois-2005) A vous de voir si elles peuvent vous être utiles…

- XB : « C'était d'abord l'envie de me frotter à l'idée du film de genre, comme le polar. (...) Au début, je me suis intéressé aux voyous. J'en ai vu quelques-uns, mais je les ai trouvés trop paranos. La prison, ça les rend compliqués comme garçons. Ensuite, des flics m'ont confirmé que les beaux voyous n'existent plus vraiment. Il ne reste que quelques braqueurs de fourgons et des proxénètes russes. La grande délinquance est en col blanc. (...) Donc je suis allé voir les flics et j'ai passé beaucoup de temps avec eux au quotidien. Je n'avais pas prévu que ce serait aussi intéressant comme métier : ça me convient très bien, ça m'a beaucoup excité. Mais je n'y connaissais rien, c'était une découverte totale. Au début, les flics ne m'ont pas montré grand-chose puis, plus ça allait, plus on est devenu potes, plus je suis allé loin. »

- La méthode Beauvois : « aller voir ceux qui savent »… d’où une approche documentaire.

- Exigence qu’il y ait toujours un policier sur le plateau pour ne pas faire d’erreur.

- Envie de faire un polar pour s’affronter au genre depuis longtemps mais gros préjugés contre la police. Mais son idée première est de faire un film sur « l’alcool et la solitude » !

- XB : « L’alcoolisme pourrit la vie… ». L’histoire policière servira à ne pas effrayer les producteurs. « On fait mourir le mec et après on parle de ce que l’on veut ! »

- Face à l’absence d’histoire il décide de parler de son expérience de « bleu » qui a vu les clichés voler en éclats et des désillusions sur le métier face à ses idées préconçues.

- Beauvois va suivre et parler à des policiers pendant 3 ans sur leur lieu de travail, sur les enquêtes, sur le terrain…

Ex : fatigué d’entre parler de « mandat de perquisition » ou Inspecteur devenu Lieutenant !

- Exigence qu’il y ait toujours un policier sur le plateau pour ne pas faire d’erreurs.

-Le réalisateur est devenu ami avec certains d’entre eux.

- XB (sur les clichés du genre) : « La majorité des gens des séries télé n'ont jamais foutu les pieds dans un vrai commissariat, donc s'imaginent des trucs : c'est du grand n'importe quoi. L'autre jour, je voyais une série : les flics sortaient du commissariat avec leur brassard "police" comme des zombies ; mais le brassard police, c'est quand tu arrêtes quelqu'un, tu le mets pour qu'on ne te confonde pas avec un voyou. (...) Les gens s'inspirent des films qu'ils ont vus, qui eux mêmes se sont inspirés de bouquins, des bouquins qui se sont inspirés de films - et comme tout le monde s'inspire de tout le monde mais que personne ne retourne à la source, on en arrive à des trucs abracadabrants. »

- La méthode Beauvois : « aller voir ceux qui savent »… d’où une approche documentaire.

- Son ambition : « devenir un flic ! ». Passer par tous les stades de l’apprentissage du métier (autopsie, perquisition, etc.)

-XB : « Au début, en écrivant le scénario, je racontais à mes copains les expériences que je vivais en débutant dans la police... Puis je me suis demandé pourquoi je ne raconterais pas ce que je vois ; c’est là que j’ai eu l’idée de prendre comme héros un type qui sort de l’école, qui choisit un bon poste, qui arrive et qui découvre. On peut alors découvrir avec lui.»

- XB : « Le film a une âme. J’écoute ce qu’il me dit au scénario, comme j’écoute au tournage. Au montage il se met en place. Puis il me demande de la musique ou il ne m’en demande pas.